Dehors, une pluie fine tombait sur les quelques passant courageux. Sans m'en rendre compte, mes pas m'avait emmener au pied de la tour Eiffel (et oui, nous sommes a Paris et non en Allemagne comme dans beaucoup de fictions !). Un endroit ou je venais souvent quand ça n'allait pas. Il m'avait toujours remonter le moral mais aujourd'hui, le c½ur n'y étais pas et l'esprit dérivait à des kilomètres de là...
Que vais-je faire maintenant que je l'ai vu ?
Maintenant que je lui ai parlé ?
Pendant que je me remémorais les quelques mots que l'on c'étais échanger, j'étais monté en haut de la tour. Je m'assis sur le bord et regarda la ville plongée dans la brume. Et oui, parce que là il pleuvait à grosses gouttes, j'étais mouillée jusqu'aux os, il y avait beaucoup de brouillard a ce croire en soirée pourtant il n'était que 9 heures du matin. Il n'y avait personne a part moi, assise en haut du plus grand monument de Paris, les cheveux dans le vent glacial de décembre, la tête vide, les yeux pleins de larmes...
Vrrrrrr Vrrrrrr Vrrrrrr
Le vibreur de mon portable me fit sursauter mais ce n'est pas pour autant que je décrocha. Je regarda juste qui m'appelais, c'étais Jonathan.
Une heure plus tard, je n'avais toujours pas bougé et mon portable re-vibra une deuxième fois.
Encore et toujours Jonathan.
Dans les deux messages qu'il m'avait laisser, on sentait dans sa voie qu'il était inquiet.
Je lui envoya un message :
Je suis à Paris
Mais pas encore parmi les anges...
Il pleuvait toujours mais je ne m'en rendais pas compte car mon visage était couvert de larmes. Pourquoi je pleure ? Je sais pas... J'en ai trop sur le c½ur alors fallait faire de la place !
Dans ma tête, les images de ma vie défilent en coup de vent...
L'orphelinat ou j'ai vécu 18 ans de ma vie...
Quand j'ai commencé à travailler au bar, j'avais 16 ans...
Le jour de mes 18 ans ou j'ai quitter l'orphelinat pour m'installer dans mon appart' ...
Tous les concerts que j'ai raté...
Toute ma vie quoi... jusqu'à aujourd'hui,
Sa fait mal...
Je pleura de plus belle en repensant à l'orphelinat. Moi qui y avais toujours vécu, j'ai du le quitter du jour au lendemain.
Je soupira. Pourquoi y repensé alors que je devrais être heureuse de l'avoir quitter ?
Tout simplement parce que je n'ai jamais connu mes parents, que je n'ai plus de famille et que toute mon enfance se reporte à un seul endroit : L'orphelinat.
Soudain quelqu'un s'assit à côté de moi. Je sursauta et tourna la tête vers cette personne. C'étais...